brel !!



première nouvelle policière !

Il l’avait cru si forte, quasi invulnérable.À présent, il devait se rendre à l’évidence, sous ses dehors de grande bourgeoise hautaine, elle n’avait été qu’un animal sauvage. Et c’était justement pour cela qu’il l’avait tant aimée. C’est pour cela aussi qu’elle n’avait pas supporté la cage qu’on lui avait imposée.
Pendant ce temps, de son côté, il élaborait une stratégie d’évasion parfaite. Il avait de l’argent, les complicités avaient été faciles à acheter. Par malheur, depuis sa cellule de la Santé, dans l’incapacité d’établir des contacts avec la prison pour femmes, il n’avait pas pu la prévenir à temps.
Après huit mois d’incarcération, croyant qu’elle avait encore quinze ans à croupir entre ces murs, la belle et arrogante Carol Dastier s’était pendue dans sa cellule.
Étendu sur le lit de sa chambre d’hôtel, il retenait ses sanglots. Comment envisager l’avenir sans Carol ? Elle avait été l’instigatrice de leur vie d’aventures. Elle était brillante et ingénieuse, ne s’embarrassant d’aucun scrupule. Sans elle, il n’était plus rien !
Sa mémoire le ramenait inévitablement vers leurs derniers instants de vie commune. Leur dernier « coup », si bien échafaudé, une escroquerie aux assurances ! Le contrat stipulait que s’il venait à décéder, sa veuve percevrait 2 millions de francs ! Carol avait été géniale, ne laissant rien au hasard. Elle cherchait la victime idéale dont le corps, le moment venu, lui ferait office de conjoint. Elle avait découvert ce SDF nommé Marc Fériot, le parfait sosie de son mari !
Il se rappelait la fièvre qui s’était emparée d’eux et leur nuit passionnée après qu’ensemble, ils eurent regardé s’embraser le véhicule dans lequel ils avaient placé le jeune homme évanoui. La compagnie d’assurances n’avait eu aucun soupçon, elle avait honoré le contrat. Pourtant, un grain de sable s’était glissé dans les rouages si bien huilés du plan hourdis par Carol. Rien ne laissait supposer que le jeune SDF avait une compagne qui s’inquiéterait de sa disparition. Et comment imaginer que cette gamine minable était une amie d’enfance de Cédric Boukerma ? L’ex-journaliste, toujours aussi fouineur et son copain flic s’étaient emparés de l’affaire et cette intervention s’était soldée par l’arrestation du couple Dastier.
Plus tard, quand son avocat lui avait appris la mort de sa femme, Bertrand Dastier avait cru devenir fou, et cette bouffée de haine était montée en lui. Sa rage et sa haine, il savait vers qui les orienter. Il revoyait nettement le petit visage triste, aux yeux cernés de mauve… La silhouette frêle, les cheveux blonds trop pâles… Indirectement, c’était cette fille insignifiante qui avait tué Carol. Elle n’avait pas le droit de lui survivre !
Après son évasion, il avait facilement retrouvé sa trace et depuis, son prénom résonnait sans cesse dans sa tête car, comme si le destin lui faisait un énorme pied de nez, ce prénom était si proche de celui de sa femme… Carolina…
Bertrand Dastier se leva brusquement. Il se passa de l’eau sur le visage et mit des lunettes sombres. Il contempla son reflet dans le miroir mural. Avec ses cheveux teints en roux et cette fine barbe bien taillée, il était méconnaissable. Il enfila un trench et, d’un pas résolu, se dirigea vers la porte.

La plupart du temps, Cédric arrivait le premier au bureau. Pourtant, ce matin-là, en introduisant sa clé dans la serrure, il fut surpris de trouver la porte ouverte. Carolina était déjà au travail.
- Eh ! Carolina… Tu es tombée du lit ? Il est à peine 7h30 ! dit-il en exhibant sa vieille montre de gousset.
- J’avais du classement en retard, répondit-elle évasivement.
Cédric allait se contenter de cette réponse mais en passant devant la jeune fille, il remarqua ses yeux rougis et son expression crispée.
- Ça n’a pas l’air d’aller Milady ! Il y a quelque chose qui te tracasse ? dit-il en se plantant devant son bureau.
- Oh ! Ce n’est rien… J’ai mal dormi !
Au même instant, le téléphone retentit. Carolina décrocha.
- Secrétariat de Cédric Boukerma, j’écoute…
Cédric se demandait qui pouvait bien l’appeler à une heure si matinale. D’ordinaire, les clients ne commençaient pas à s’agiter avant 9 heures ! C’est alors qu’il vit le visage de sa secrétaire se décomposer. Elle raccrocha sans un mot.
- Qu’est-ce qui se passe, Caro ? Il y a un problème ?
- Oh ! Cédric… J’ai si peur ! Ça a été pareil toute la nuit. J’entends une respiration, mais personne ne parle… C’est pour ça que je suis arrivée si tôt ce matin. Je ne pensais pas qu’on me poursuivrait jusqu’ici !
- Tu t’es disputée avec quelqu’un récemment ? Tu n’aurais pas éconduit un soupirant jaloux, par exemple ?
- Mais non, pas du tout ! J’ai d’abord cru qu’on avait relevé mon nom au hasard sur l’annuaire. Mais ici, au bureau, à part mes parents, personne n’a le numéro !
- Bon… Ne t’affoles pas, ma puce ! Ce matin, c’est moi qui répondrai au téléphone et, si ça continue, on demandera à Roger de faire une recherche. Quitte à mettre ta ligne sur écoute. A moins, bien sûr, que tu n’aies quelques petits secrets à nous soustraire, ajouta-t-il d’un air complice !
- Oh ! Tu te moques de moi ! répondit Carolina. Mais elle avait retrouvé un peu d’assurance en voyant que Cédric prenait l’affaire en main.
Le reste de la matinée se déroula sans anicroche, à part trois appels qui furent coupés dès que Cédric s’annonça.
L’heure du déjeuner approchait. Cédric sonna le poste de Carolina :
- Puisque Bowie est à Kerostran avec mes parents, je n’ai pas besoin de passer chez moi. Alors, si tu es d’accord, je t’invite à déjeuner. Et ensuite, je te propose de prendre ton après-midi pour faire les magasins, ça te changera les idées !
- Oh ! Tu es trop gentil, j’accepte avec plaisir ! Tu sais, je n’ai pour ainsi dire pas fermé l’œil de la nuit !
Comme les deux jeunes gens franchissaient le porche de l’immeuble, ils se heurtèrent presque à leur ami Frédéric Faivert.
- Fred ! Heureusement que Carolina a pris le temps de se refaire une beauté avant de sortir ! A deux minutes près tu nous ratais !
- Si ça n’a pris que deux minutes… Chapeau ! C’est réussi ! répliqua l’incorrigible Fred, en se courbant pour une révérence spectaculaire.
Carolina riait de bon cœur, toute sa gaieté retrouvée.
En plaisantant, les trois amis se dirigèrent vers leur restaurant habituel. Vivement intéressé par la dernière anecdote de Fred, Cédric faillit bousculer l’homme roux aux lunettes fumées qui semblait abîmé dans la contemplation des annonces de l’agence immobilière voisine. Il s’excusa machinalement.
Au premier regard, Bertrand Dastier avait reconnu Cédric. Il savait qu’il lui devait son arrestation, autant qu’à l’amie de Marc Fériot. « Tu peux toujours te pavaner et faire le beau devant cette blonde, pensa-t-il. Tu n’échapperas pas aux représailles. Pas plus que l’inspecteur Roger Flandrois, d’ailleurs… »
Il regarda sa montre, un peu déçu de ne pas voir apparaître Carolina Meinhoff. Pourtant, il savait de source sûre qu’elle travaillait à présent avec Boukerma. « C’est elle qui a décroché ce matin… Mais, par la suite, c’est Boukerma qui a répondu… Peut-être est-elle malade ? Elle aurait quitté plus tôt ? C’est possible, après la nuit qu’elle a passée ! ». Il imaginait la terreur que ses appels nocturnes avaient infligée à la jeune fille et s’en réjouissait.
Il attendit encore une demi-heure. Il était presque treize heures, il décida de l’appeler chez elle, il connaissait son numéro par cœur. Comme il cherchait du regard une cabine téléphonique, ses yeux se posèrent sur la vitre d’un restaurant de l’autre côté de l’avenue. Il serra les poings en reconnaissant Cédric.
Il traversa l’avenue et, discrètement, s’approcha du restaurant. Il observait la fille blonde qui souriait, les yeux brillants. D’un geste gracieux, elle releva ses cheveux. Dans cette attitude, elle paraissait très féminine. Il pensa « très sexy » et se senti troublé.
Il pénétra dans le restaurant. Par chance, la table qu’on lui attribua, permettait d’épier, en toute quiétude, celle des trois jeunes gens. Il pouvait même saisir quelques bribes de conversation. Une phrase parvint à ses oreilles :
- Tu as raison… Caro…
Soudain, il fut pris d’un doute… Non ! C’était impossible ! Il la regarda avec attention et la reconnut enfin… Carolina Meinhoff ! Il revit en pensée la petite SDF apeurée qu’il avait cueillie dans un squat sordide, à peine un an plus tôt. Comme elle avait changé !
Huit mois d’incarcération avaient fait de la belle et plantureuse Carol une femme désespérée. La même période avait suffi pour transformer une gamine sans éclat en une superbe créature !
Étranges et contradictoires, les sensations se bousculaient en lui. Stupeur ? Haine ? Désir ?
Il appela le serveur et réclama l’addition. Cette fille éveillait en lui des échos restés inassouvis depuis la mort de Carol. Quelque chose qui ressemblait trop à de la jalousie le submergea. Elle semblait parfaitement à l’aise entre ces deux hommes, c’était insupportable !
Sur un dernier regard, il quitta le restaurant. Deux prénoms confondus lui martelaient les tempes… Caro… Carol… Carolina…
Il décida qu’il ne la tuerait pas… Pas tout de suite. Elle était trop belle, il la voulait à lui. Pourtant, elle devrait payer, comme les autres.
Il y avait ce manoir, près de Besançon, qu’il possédait depuis fort longtemps. Là-bas, il pourrait l’emmener en toute sécurité. Personne ne connaissait l’existence de ce domaine, c’était Carol qui avait insisté pour l’acheter sous une fausse identité. Elle avait tout prévu, elle savait qu’un jour où l’autre il leur faudrait fuir. Il sentait qu’il lui devait tout. Il pensa qu’il la trompait déjà et en ressentit du remords. Mais c’était plus fort que lui, en un instant, cette fille avait pris possession de tout son être.
« Ne t’inquiètes pas, Carol, murmura-t-il. Je te vengerai… Je la garderai près de moi, mais elle souffrira…À chaque instant de sa vie, elle souffrira… ».
Il avait la gorge sèche et entra dans un bar, commanda un Cognac. Il resta longtemps, debout près du comptoir, le regard vague. Soudain, à travers la vitre embuée, il aperçut Cédric qui regagnait son bureau. Il se précipita à l’extérieur, juste à temps pour voir Carolina disparaître au coin de la rue, en compagnie de Fred.
Bertrand Dastier toucha au fond de sa poche le métal froid du pistolet automatique. « Ce soir, j’irai chez toi, ma belle. Avec ça sur la tempe, tu me suivras… ».

Il était près de dix-neuf heures, Cédric referma son journal. Décidément, les cours de la bourse ne parvenaient pas à capter son attention. Quelque chose le tracassait qu’il n’arrivait pas à cerner. Bien sûr, les coups de fil menaçants qu’avait reçus Carolina le laissaient perplexe. « Mais il y a autre chose… » se disait-il.
Soudain, il se leva d’un bond, il venait de réaliser. Le rouquin… Devant l’agence immobilière, puis au restaurant…À son insu, son cerveau avait enregistré un détail insolite au sujet de cet homme !À présent, il tenait ce détail… Même si ses cheveux avaient une nuance très naturelle, sa carnation n’était certainement pas celle d’un roux ! Une teinture ! Fermant les yeux, Cédric s’imagina l’homme, en brun, et sans barbe… Il décrocha vivement le téléphone et composa le numéro de la ligne directe de Roger.
- Roger ? C’est Cédric. Est-ce que tu peux me faxer rapidement une photo de Bertrand Dastier ?
- Bertrand Dastier ?
- Mais oui, tu sais bien… Le type qui avait séquestré Carolina et tué son ami ! La gamine a reçu des appels anonymes et moi, je viens d’avoir une intuition inquiétante… Par la même occasion, tu devrais t’assurer qu’il est toujours bien sagement installé à la Santé !
- Bouge pas, je te rappelle !
Roger eut vite fait de se renseigner. Il semblait bouleversé et Cédric eut une nouvelle intuition : l’inspecteur aux nerfs d’acier nourrissait-il un tendre sentiment pour la douce Carolina ?
- Il est en cavale depuis presque un mois ! C’est aberrant, personne n’a pensé à me prévenir ! Il a tué un gardien et en a blessé un autre. Il paraît qu’il est comme fou car sa femme s’est suicidée dans sa cellule ! Elle était à moitié cinglée et lui n’est pas beaucoup plus sain. Quand ils ont sacrifié le copain de Caro pour toucher l’assurance, ils n’en étaient pas à leur coup d’essai. Ce gars-là est plus dangereux qu’on ne l’avait cru et depuis son évasion, il est insaisissable. Il aurait des comptes en banques un peu partout, ça aide ! Bon, un collègue va te faxer sa photo. Moi je fonce directement chez Carolina et j’emmène du renfort.
- OK, laisse tomber le fax… J’y vais moi aussi !
Ignorant l’ascenseur, Cédric se rua dans l’escalier. Heureusement, sa voiture était garée dans la cour.
Pour une fois, contrairement aux habitudes de prudence et de courtoisie de son conducteur, la Jaguar grillait tous les feux, n’accordait aucune priorité. Comme toujours à cette heure, Paris était très encombré. Cédric espérait qu’avec son klaxon de police, Roger aurait plus de facilité que lui, à se frayer un chemin dans les embouteillages. Les mains crispées sur le volant, il aborda enfin la petite rue habituellement si calme. Il aperçut immédiatement les gyrophares des voitures de police.À peine le frein à main serré, il courait déjà vers l’immeuble de Carolina.
Un cordon de police barrait le passage. Il sortit sa vieille carte de presse mais l’objet n’impressionna pas l’agent en faction !
- Circulez, Monsieur… C’est une opération de police, vous ne pouvez pas rester ici !
- Est-ce que Roger Flandrois est là ? Je suis son ami, Cédric Boukerma…
Têtu, l’autre se contenta de répéter :
- Ne restez pas là, Monsieur, circulez !
Cédric s’éloigna, tentant de repérer un collègue de Roger qu’il aurait la chance de connaître. Il aperçut l’inspecteur Eber qu’il avait plusieurs fois rencontré et qui faisait le guet auprès de l’escalier de service.
- Eber ! Où est Roger ?
- Je n’en sais rien ! Il est arrivé avant tout le monde, il paraît qu’il est monté chez Miss Meinhoff, mais ça fait plus d’un quart d’heure !
- Quelqu’un a vu Dastier ?
- Je ne sais pas si c’est Dastier, mais la concierge a été à moitié assommée par un rouquin barbu qui rôdait dans l’escalier !
- Bien sûr que c’est Dastier ! Et Roger est monté seul ? Il faut aller voir ce qui se passe !
- Moi je n’y peux rien, C’est Luzerte qui a la direction des opérations !
- Eh bien ! Il attend quoi, Luzerte, pour réagir ?
- Il ne bougera pas, il est furieux que Roger soit monté sans son accord. On a ordre d’attendre !
- Bon, moi j’y vais… Tu ne m’as pas vu, n’est-ce pas !
- Ok, mais fais gaffe quand même ! Si Luzerte s’en aperçoit, je vais en prendre pour mon grade !
Discrètement, Cédric emprunta l’escalier qui donnait sur les cuisines. Tout était calme, il montait sans bruit. N’étant pas armé, il mettrait toutes les chances de son côté en agissant par surprise. Il avait la clé de Carolina, tout comme elle avait la sienne. Ils avaient l’un est l’autre pensé que ça serait utile en cas d’absence, pour arroser les fleurs… Heureuse initiative !
Tout doucement, Cédric poussa la porte. Il ne s’attendait pas à un spectacle réjouissant mais c’était pire que ce qu’il avait prévu. Roger gisait dans une mare de sang. Carolina ne valait guère mieux, elle semblait à moitié assommée. L’arme au poing, Dastier l’entraînait vers la terrasse.
Cédric pensa que pour actionner le loquet de la baie vitrée, Dastier serait obligé d’abaisser son arme. C’est là qu’il devrait agir.
Il se concentra un bref instant et bondit. Carolina poussa un léger cri et sursauta, bousculant son bourreau. Cédric profita de l’effet de surprise et d’un coup de pied bien ciblé, expédia l’arme à l’autre bout de la pièce. Dastier réagit et fit face, mais Cédric lui asséna un direct au menton qui le fit tituber. Dastier était coriace et se reprit rapidement. Cédric encaissa un coup de pied dans le tibia et évita un coup de poing. Il se jeta sur son adversaire et le plaqua au sol, bien décidé à en finir.
À ce moment précis, une détonation claqua. Cédric ressentit une douleur fulgurante dans l’épaule et relâcha son étreinte. Profitant de la situation, Dastier se dégagea. D’un ultime élan, Cédric tenta de l’agripper mais d’une ruade dans son épaule blessée, Dastier le repoussa et s’enfuit par la terrasse.
Il y eut des éclats de voix et un nouveau coup de feu. Heureusement, cette fois, c’était bien sur Dastier que tirait Luzerte !

C’est ainsi que Cédric et Roger se retrouvèrent dans la même chambre à l’Hôtel Dieu ! Cédric avait une fracture de la clavicule. Pour Roger, c’était plus grave, la balle de Dastier lui avait cassé deux côtes avant d’érafler le poumon, mais il était hors de danger.
Fred, Carolina et Pierre Eber se pressaient autour de leurs lits. Pierre rapportait les dernières nouvelles :
- Vous verriez Luzerte, il a quelque peu perdu de sa superbe ! Il risque d’avoir de sacrés problèmes. Se tromper aussi grossièrement de cible, dans le genre « bavure » on ne fait pas mieux ! Il peut s’estimer heureux que tu ne portes pas plainte !
- Et Dastier ? demanda Cédric.
- Il a été repéré du côté de Delle. On pense qu’il veut atteindre la frontière suisse, mais il n’a aucune chance ! Toute la région est quadrillée, il y a des barrages partout. Et puis, malgré tout, il est blessé !
- Oui, rétorqua Fred en riant. Luzerte aurait pu décider d’achever Cédric ! Il a dû avoir un remords au dernier moment !
- Ne me fais pas rire, j’ai deux côtes cassées ! lança Roger.
Il ajouta, l’air un peu penaud :
- Luzerte est un bon à rien, mais moi, j’ai manqué de vigilance ! Je m’en veux de m’être laissé surprendre par Dastier ! Si Cédric n’était pas arrivé… Je n’ose pas imaginer la suite pour Carolina.
- Ne t’inquiètes donc pas pour moi, dit doucement Carolina. Je sais que je vous dois une fière chandelle, à tous les deux !
- Allons, Milady ! A quoi crois-tu que servent les amis ? lui répondit Cédric. Nous serons tous plus prudents à l’avenir. Et, pour commencer, il n’est pas question que tu restes à Paris. Demain, Fred t’accompagne à Kerostran, mes parents sont prévenus. Dès que nous serons sur pied, Roger et moi vous rejoindrons.
- C’est ça ! Les héros vont se prélasser et moi je suis consigné au commissariat ! se plaignit Pierre Eber.
- Eh oui ! Et nous déboucherons une bonne bouteille de chouchen à ta santé ! lui répondit Cédric.
Fred eut une mimique significative en rétorquant :
- Dans ce cas, réjoui-toi Pierre… La boisson des druides, moi j’ai déjà donné ! Crois-moi, pour apprécier, il faut être Breton depuis au moins dix générations !
Comme tous partaient d’un grand éclat de rire, Roger eut une grimace douloureuse en se tenant les côtes. Mais déjà, Carolina était près de lui pour le réconforter.

Fin

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ma génération,des miraculés !….

On est des miraculés de la vie , ceux qui comme moi ont entre 40 et 55 ans !!!

Enfants , il n’y avait pas de crans de sureté aux bouteilles de produits toxiques , ni de médicaments , pas plus dans les armoires de cuisine ou de salle de bain…

On roulait à bicyclette sans casque, on ne portait que trés rarement des appareils dentaires ,il n’y avait pas de ceinture de sécurité , encore moins d’air bag…

On buvait l’eau au tuyau d’arrosage , on mangeait les fruits sur l’arbre !!

On se régalait des gateaux au beurre faits par nos parents , et on ne parlait pas d’obésité !

 On était dehors , on jouait dans les jardins ou dans les rues , il y avait juste la couleur à la télé

un ou deux chaines, pas de jeux vidéos, pas d’internet , pas de téléphones portables !

Mais on avait des vrais amis , avec lesquels on parlait …

On était reponsables de nos actes et de leurs conséquences…

Il arrivait que l’on se casse une dent , ou s’ouvre le front , personne ne pensait à porter plainte contre quiconque …

On redoublait de classe quand c’était nécessaire sans que nos parents fassent le siège de l’école!…

Nous avions la liberté, le droit à l’échec, au succés…Nous avons appris à assumer et nous sommes là , des MIRACULES !!!



il faut un commencement alors je commence !!!

Débuter un blog , moi qui ne suis pas un d’jeun(quoique!) , c’est une vraie aventure …

Il faut un commencement , d’aucun penseront c’est la fin de tout ….  comme quoi !

 Je ferai défiler ma vie autour de ce (et ceux) que j’aime , ma famille, le rugby, les mots, la cuisine, les amis … 

 C’est parti ….



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